Les Alicias dans un hebdo

Les Alicias dans un hebdo
Enquête chez les majorettes.

Dans l'air

Dans l'univers des majorettes
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 03 janvier 2005 04:38

Modifié le mardi 04 janvier 2005 07:48

Les Alicias dans un hebdo

Les Alicias dans un hebdo
Majorettes... et fières de l'être !(1 )

Aurélie, Déborah, Virginie et Janique sont majorettes et fières de l'être ! Des étoiles filantes de Montigny en Gohelle aux Rangeoises de Rang-du-Fliers en passant par le Magic Parade de Lomme, les filles du nord de la France n'ont pas peur de montrer leurs belles gambettes. Défiler au pas cadencé au son de la fanfare avec strass et paillettes, telest le credo de ces passionnées. Et elles sont toujours légion à lancer le bâton au quatre coins de la région. N'en déplaise aux grincheux...

En 1995, on en recensait approximativement 45000 dans l'hexagone. Combien dans notre région? Difficile à dire puisqu'il n'existe aucune ligue de majorettes. Ce que l'on sait par contre, c'est que chez les "majos" la passion se transmet souvent de mére en fille. Porter l'uniforme devient alors une fierté, une histoire de famille, car il n'est pas rare de trouver un oncle dans la fanfare, des cousines compagne de troupe...

A leur passage, certains se gaussent.Désuètes les majorettes? Pas sûr... Si certaines en profitent pour tromper l'ennui du dimanche, toutes s'avouent réellement mordues du lancer de bâton. Parce qu'entre elles, elles conçoivent les chorégraphies, les costumes, se balladent de foire en carnaval et se racontent leur vie, leurs angoissenes quotidiennes. " Les majorettes sont notre deuxième famille " clament-elles en choeur. C'est tellement vrai.

Josiane est l'une d'entre elles depuis 15 ans. A 28 ans et cinq enfants, elle n'à pas eu trop peur d'y retourner. " J'adorais l'ambiance. Revenir au point de départ, c'était un défi. Aujourd'hui, c'est un échappatoire qui me permet en outre de sortir de chez moi. Mais attention, le jour ou je prends 10 kilos j'arrête ! "

Ah la belle histoire

Cette tradition des majorettes nous vient tout droits des Etats-Unis, bien avant l'avénement des pom-pom girls. Dans les années 30, les sergents-majors se plaçaient en tête des défilés militaires, lançaient gracieusement le bâton avant de le récupérer au vol. Il a suffit que l'un d'eux décide d'initier un groupe de filles déguisé en soldats pour que naissent les majorettes...


sous la photos de gauche : " Une majorette doit toujours garder le sourire, parce qu'lle apporte de la joie, de la chaleur humaine aussi " insiste déborah, tout juste âgée de 19 ans."

# Posté le lundi 03 janvier 2005 04:41

Modifié le mardi 04 janvier 2005 03:28

Les Alicias dans un hebdo

Les Alicias dans un hebdo
Majorettes... et fières de l'être ! ( 2 )

La première troupe vit le jopur en France en 1961. Le succès fut immédiat et bientôt, les "majos" se comptèrent par milliers. a chaque 14 juillet, la foule des villes et villages accalamait ces jeunes filles virevoltant de bonheur, la jupe soulevée montrant leurs cuisses et leur savoir-faire aux sourires enjoués des péquins...

Alors, ringardes, les majorettes?

Mais au fil des ans, la " majo" a pris des rides. Coup de vieux, ringardise de l'uniforme? Toujours est-il que des réflexions désobligeantes ont davantage fusé le long des défilés. Même dans les cours d'école il ne fait plus bon se vanter de savoir manier le bâton. Et pour peu que l'on ai passé les seize printemps, " il fuat être quelque peu exhibitionniste pour oser s'afficher à demi-nue dans les rues de nos communes."

Aujourd'hui les majorettes désirent franchir le Rubicon de l'an 2000 à plein poumons. Adieu shakos ( casques inspirés des hussards hongrois ), jupes plissées et bottes blanches. Place à la techno, la house, la dance ! Faut qu'ça remue !
Bien sûr la tradition demeure davantage dans nos petits villages. Les anciennes, d'ailleurs regrettent de temps à autre le sens du rythme estampillé " militaire " de la belle époque. Mais d'autres caressent le rêve de leurs homologues néerlandaises : passer majorette professionnelle.

Mais que seraient nos 14 juillet, carnavals et foires sans les majorettes, hein? j'vous l'demande !

Sous la photos en haut à gauche :

Des noms qui fleurent bon...

Rivalisant d'originalité, les troupes de majorettes ne sont jamais à court d'idées pour se prénommer. en septembre, lors des fêtes de villages, vous aurez peut-être la chance de croiser les Améthystes de Spycker, les Etoiles montantes de Montigny en Gohelle, les Alyzés d'Armbouts- Cappel, la Flandrejoyeuse et ses mousquetaires de Comines, les Alicias de Brouckerque ou encore les Mistinguettes de Vimy, les bâtons dorés de Saint Folquin, les Opalines de Le Portel, les Coccinelles de Fives...
La liste est longue, car les majorettes, à l'instar des scouts, sont toujours prêtes... à parader. Pour celles ( et ceux ) qui sentent poindre la vocation, il suffit la plupart du temps de se rapprocher des municipalités pour découvrir qu'il existe une troupe à deux pas de chez soi. Certaines troupes font partie d'associations qui regroupe différentes activités. Les majorettes en herbe peuvent donc s'initier en plus à la danse moderne ou aux claquettes.

Au centre ( en forme de rond ) :

Qu'on se le dise ! majorette rime toujours avec belles gambettes. Joliment attendrissantes pour les uns, affreusement ringardes pour les autres, elles sont de tous les défilés, festivals et kermesses de notre région. et elles se portent plutôt bien à l'aube de l'an 2000 !

Avec la photo de droite :

Janique, mascotte de choc

Deux ans. Le bel âge !
Janique, aujourd'hui âgé de 21 ans s'en souvient comme si c'était hier. " J'étais la mascotte de la troupe. Les grandes me prenaient sous leurs ailes. Je connaissais quelques rudiments de bâtons et je défilais en tête. J'étais fières...Aujourd'hui, cela n'à plus cours. C'est dommage de ne plus croiser de mascotte. Pour le public, c'était attendrissant."
Janique, passionnée de danse depuis son plus jeune âge occupe un emploi-jeune à la mairie de Lomme. "Je travaille dans l'animation et donne des cours de danse moderne au Magic Parade. Le club de Lomme à énormément évolué au cours de ces dernières années. Depuis 1992 nous avons un impressario. Il se promènr avec notre book et propose l'un des six costumes que nous avons à notre disposition. Cette évolution a dynamisé la troupe notament les grandes ."
Et tous les ans ou presque, le Magic Parade prend part à des événements tels que le Carnaval de Nice.
"Dans ces cas-là, on part une semaine ! entre copines, on prend le temps de se raconter nos expériences. J'ai grandi dans la troupe. C'est ma famille. Lors des défilés, nous sommes trés souvent applaudies. Parfois, on remarque les yeux revolvers des femmes jalouses. Alors tout en restant décente, on en rajoute un peu..."
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 03 janvier 2005 04:43

Modifié le mardi 04 janvier 2005 07:48

Les Alicias dans un hebdo

Les Alicias dans un hebdo
Les Alicias

Comme un air de famille...


Brouckerque. Niché entre Dunkerque et Gravelines, ce villege s'enorgueillit de posséder sa troupes de majorettes, les Alicias, depuis 1975. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la famille CAILLIAU y est pour beaucoup ! Marcel ( trésorier ) et Marie José ( présidente ) sont en effet les parents, grands parents, oncle et tante d'une véritable tribu de majorettes.

" Perpétuer les traditions de nos villages, c'est primordial, clame Marcel. Aussi lorsque la fanfare s'est dissoute je n'ai pas voulu laisser tomber les filles."

Pas le temps de s'ennuyer !

A'époque, Lydie, la fille aïnée, était capitaine, elle entraîne aujourd'hui. Alice, l'une de ses soeurs suivit le mouvement tout comme Aurélie, Aude, Amélie et Elodie. Aurore, la nièce et Marion une petite cousine emboîtèrent le pas à l'instar de Marine la petite fille âgée de quatre ans. Vous avez dit passion?

"Aujourd'hui, si on décidait d'arrêter, lydie reprendrait le flambeau", se rassure Marie José." Mais c'est que je ne serais plus capable de marcher, ajoute Marcel. Et encore, je crois que j'irais avec mes béquilles !."

Les CAILLIAU aiment tellement cela qu'ils organisent depuis neuf ans le festival de Brouckerque qui réunit pour l'occasion une bonne quinzaine de troupes.
"De Mars à Octobre on est de sortie. Parfois des week-end entiers. On n'à pas le temps de s'ennuyer ! Et puis c'est du boulot, vous savez ! Heureusement quelques bénévoles fidélent de mêlent à la joyeuse troupe..."

Les Alicias n'ont pas fini de marcher au pas cadencé et d'envoyer le bâton !

sous la photo du haut, à droite :

Marcel et Marie Josée Cailliau ont entraïné toute la famille dans le tourbillon de leur passion. Lydie, la fille aînée, fut capitaine, avant de choisir d'entraîner les Alicias. Aurélie, Aude, Amélie et Elodie, les petites soeurs, assurent désormais la relève. Il y à aussi Marion, une cousine, Aurore un nièce, ou Marine la petite fille de quatre ans. Et tout ce petit monde sera présent le 29 août pour le IXème festival de Brouckerque!

Avec la photo du bas :

Romuald " Les filles jouent bien au foot ! "

A dix-huit ans, Romuald est l'aîné des Mousquetaires de Comines.
Membre depuis neuf ans de Flandre joyeuse et ses mousquetaires, il s'éclate et fait fi des critiques qu'il tutoie depuis une decennie déjà.
"Un garçon chez les majorettes, ça n'est pas conventionnel. Autant petit les gens trouve cela touchant, autant lorsqu'on devient adolescent il faut se forger une sacrée carapace pour ne pas en attraper quelques-uns ! Tout ça parce que la différence dérange."
Parfois il est arrivé à Romuald de se justifier." je mesur 1m83 pour 80 kg. Je ne suis pas particulièrement efféminé. Il m'arrive même de dire que je suis hétéro pour couper court... Je n'ai jamais trouver choquant de voir des filles jouer au football !"
Heureusement le " majoret" est bien entouré." Ma mére m'à toujours soutenu, mon père m'à laissé faire. Mes copains, eux l'acceptent sans problèmes.
Cette année, pourtant j'avais décidé d'arrêter, mais j'y suis retourné parce qu'il règne une ambiance de fête. Alors je me dis : "Lannée prochaine, on verra"."
En attendant, Romuald s'éclate vraiment. Chouchou de la troupe de Comines, il suscite également la curiosité chez les filles des autres groupes.
"C'est aussi grâce aux garçons que la Flandre Joyeuse est reconnue. Et j'en suis fier d'autant qu'à mes débuts j'avais du mal à me situer par rapport aux filles. Aujourd'hui, je pense aux petits mousquetairs ( ils sont trois entre 10 ans et 12 ans ) et à ce qu'ils vont peut-être bientôt entendre. C'est aussi pour cela que je n'aime pas trop parader. Je préfère les compétitions de twirling-bâton en salle."
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 03 janvier 2005 04:44

Modifié le mardi 04 janvier 2005 03:28

La famille

La famille
Parents :

Marie Josée et Marcel

Enfants :

Lydie, Aurélie, Aude, Amélie, Elodie

Petits enfants :


Jérémy, Flavien, Marine

Niéce, cousine :

Aurore, Marion

# Posté le lundi 03 janvier 2005 05:03

Modifié le mardi 04 janvier 2005 07:49